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Dossier SEO WordPress · chapitre 2 sur 9

Optimisation des templates

En 2009, optimiser ses templates, c'était ouvrir header.php et single.php dans un éditeur de texte, en priant pour ne pas casser son blog. Aujourd'hui, avec un thème en blocs, tout se modifie dans l'éditeur du site. J'ai mesuré ce que fait le thème par défaut, et ce qu'il faut y changer.

Par Sébastien GrillotPremière version : 24 septembre 2009Testé au labo : 13 octobre 2026Réécrit : 17 octobre 2026
Testé sur
WordPress 7.1.3 · PHP 8.3
Thème
Twenty Twenty-Five 1.5
Extensions
Aucune
Serveur du labo
Apache 2.4

L'essentiel en 5 points

  1. WordPress a un bloc « Fil d'Ariane », mais le thème par défaut ne l'affiche pas : ajoute-le au modèle « Articles seuls ».
  2. Sur l'article, le titre est bien le seul H1. Sur l'accueil, le H1 est « Blog » : remplace-le par une phrase qui décrit ton site.
  3. WordPress met l'essentiel de son CSS dans la page, et c'est voulu. Retire plutôt le code inutile, comme la détection des emoji (3,7 Ko de moins par page, extrait testé).
  4. L'article demande 34 requêtes SQL, l'accueil 24. Un cache de pages et un bon hébergement restent la base de la vitesse.
  5. Le thème par défaut n'a plus de barre latérale. Chaque lien doit servir le lecteur de la page.

Je ne vais pas te mentir, ce chapitre-là, en 2009, il faisait un peu peur. Il fallait ouvrir les fichiers du thème (header.php, single.php, index.php), trouver la bonne ligne au milieu du PHP, la modifier, et renvoyer le tout par FTP. Une virgule de travers, et c'était l'écran blanc. Le fameux white screen of death, auquel j'ai consacré un billet entier en 2015 ;)

En 2026, le thème par défaut de WordPress est un thème « en blocs ». Ses modèles (l'accueil, l'article, la page, l'archive) se modifient dans Apparence › Éditeur, avec la souris, comme on écrit un article. Plus de PHP, plus de FTP. Le vocabulaire a changé, mais les questions de 2009 restent les mêmes : un fil d'Ariane, des titres bien hiérarchisés, un code léger, une page rapide, des liens utiles.

J'ai pris Twenty Twenty-Five 1.5, le thème installé d'office avec WordPress 7.1.3, sans aucune extension, et j'ai tout mesuré. Allez, on soulève le capot.

2.1Le fil d'Ariane

Ce que disait le guide en 2009

Installer une extension de fil d'Ariane et adapter le thème. Le fil doit pointer vers l'accueil et vers la catégorie de l'article.

Le fil d'Ariane, tu sais, c'est cette petite ligne « Accueil › Rubrique › Article » en haut de la page. Le nom vient du mythe grec : le fil que donne Ariane à Thésée pour ressortir du labyrinthe. Sur un site, c'est pareil : il dit au lecteur où il est, et comment remonter. Et il dit aux moteurs comment ton site est rangé.

Bonne nouvelle : plus besoin d'extension pour l'afficher. WordPress 7.1.3 contient un bloc « Fil d'Ariane ». Mauvaise nouvelle : le thème par défaut ne s'en sert pas. Rien au-dessus du titre de l'article.

Article de test sur Twenty Twenty-Five : le titre, sans fil d'Ariane au-dessus
Avant. Le modèle d'origine : rien au-dessus du titre.
Le même article avec le fil d'Ariane Accueil, Non classé, titre de l'article, encadré en vert
Après. Le bloc ajouté au modèle « Articles seuls ».
Captures du labo, WordPress 7.1.3, 13 octobre 2026. L'encadré vert a été ajouté pour la capture.

Pour l'ajouter, c'est l'affaire d'une minute :

  1. Va dans Apparence › Éditeur › Modèles.
  2. Ouvre le modèle « Articles seuls » (c'est celui qui affiche chaque article).
  3. Insère le bloc « Fil d'Ariane » juste au-dessus du titre.
  4. Enregistre.

Et voilà, tous tes articles ont leur fil d'Ariane. J'ai regardé le code produit, parce que je suis comme ça :

<nav class="wp-block-breadcrumbs" aria-label="Fil d’Ariane">
	<ol>
		<li><a href="/">Accueil</a></li>
		<li><a href="/category/non-classe/">Non classé</a></li>
		<li><span aria-current="page">Guide complet pour optimiser…</span></li>
	</ol>
</nav>
Le code produit par le bloc pour l'article de test (raccourci).

Du travail propre : une vraie liste, une étiquette pour les lecteurs d'écran, la page en cours signalée. Et il passe par la rubrique de l'article, exactement comme le demandait le guide de 2009.

Testé au labo

  • Le bloc produit une vraie liste, lisible par un lecteur d'écran, avec la page en cours signalée.
  • Il passe par la rubrique de l'article, comme le demandait le guide de 2009.
  • Il n'ajoute aucune donnée structurée : pour décrire le fil à Google, il faut une extension. Yoast et The SEO Framework l'ajoutent d'office (voir le chapitre 3).

Et pense à renommer « Non classé ». Une rubrique qui s'appelle « Non classé » dans ton fil d'Ariane, ça fait un peu tiroir à chaussettes.

2.2Les niveaux de titres

Ce que disait le guide en 2009

Le titre de l'article en H1 et rien d'autre ; le nom du blog en H3 sur l'accueil, jamais plus que H2 ailleurs.

Petit rappel, parce que c'est la base. Dans une page web, les titres ont des niveaux, de H1 à H6, comme les parties et sous-parties d'un livre. Le H1, c'est le titre du livre : il dit de quoi parle la page. Les H2, ce sont les chapitres, et ainsi de suite. Google s'en sert pour comprendre le plan de ta page, et les lecteurs d'écran pour naviguer dedans.

Sur l'article, le thème par défaut fait bien les choses. Plan mesuré : un seul H1, le titre de l'article ; puis des H2 pour « Commentaires », « Plus de publications » et le nom du site en pied de page. Rien à redire.

Sur l'accueil, en revanche… le H1, c'est « Blog ». Juste « Blog ». Le mot qui ne dit absolument rien de ton site, placé exactement là où Google cherche le sujet de la page. C'est un peu comme si la couverture de ton livre disait « Livre ».

Accueil du thème Twenty Twenty-Five : le H1 est le mot Blog, les titres des articles sont en H2
L'accueil d'origine, niveaux de titres signalés en vert. Capture du labo, 13 octobre 2026.

La correction prend trente secondes : Apparence › Éditeur › Modèles › « Blog », et remplace « Blog » par une phrase qui décrit ton site. Par exemple, pour ce blog : « Inside da WeB, le blog SEO, WordPress et e-commerce de Kōeki ».

Et dans tes articles, une règle simple : commence tes intertitres au niveau 2. Le niveau 1 est déjà pris par le titre de l'article. Le piège classique, c'est de choisir un niveau de titre pour sa taille, parce que le H1 « est plus gros ». Si tu veux plus gros, c'est le CSS qu'il faut changer, pas le niveau de titre :)

2.3Le code de la page

Ce que disait le guide en 2009

Sortir tout le JavaScript et tout le CSS des templates, dans des fichiers externes mis en cache.

Celle-là, c'est mon conseil de 2009 qui a le plus mal vieilli. Pas parce qu'il était faux à l'époque, mais parce que WordPress fait aujourd'hui exactement l'inverse, exprès.

Le principe : au lieu de faire charger une grosse feuille de style au navigateur avant d'afficher quoi que ce soit, WordPress met directement dans la page les styles des blocs qu'elle utilise. Le navigateur a tout sous la main, il peut afficher la page sans attendre un fichier de plus. Mesuré sur l'article de test : 28 blocs de style dans la page, 54 Ko au total, une seule feuille de style externe, et 4 scripts dans la page.

Donc ne cherche pas à tout sortir : tu ferais pire. Retire plutôt ce qui ne sert à rien. Un exemple que j'ai testé : WordPress ajoute à chaque page un petit script qui détecte si le navigateur sait afficher les emoji, et qui les remplace par des images sinon. En 2026, les navigateurs récents savent tous les afficher seuls. Si ton site n'en a pas besoin, ce fichier placé dans wp-content/mu-plugins/ retire ce code de chaque page :

<?php
remove_action( 'wp_head', 'print_emoji_detection_script', 7 );
remove_action( 'wp_print_styles', 'print_emoji_styles' );
remove_action( 'wp_enqueue_scripts', 'wp_enqueue_emoji_styles' );
Mesuré : 77 788 octets avant, 74 003 après, plus aucune trace du code emoji ; retour à 77 788 en retirant le fichier.

3,7 Ko de moins sur chaque page, pour trois lignes. Ce n'est pas la révolution, mais c'est gratuit.

2.4La vitesse

Ce que disait le guide en 2009

Réduire les appels à la base de données, installer WP Super Cache, ne pas sous-payer son hébergement.

Là, le conseil de 2009 tient mot pour mot. Je pourrais presque le recopier.

Chaque fois qu'un visiteur ouvre une page, WordPress interroge sa base de données pour la construire : quel article, quelles rubriques, quels commentaires, quels réglages. Mesuré sur le thème par défaut, sans aucune extension : 34 requêtes pour générer l'article, 24 pour l'accueil. Et chaque extension, chaque bloc dynamique en ajoute.

Un cache de pages évite de refaire tout ce travail à chaque visite : la page est construite une fois, gardée de côté, et servie telle quelle aux visiteurs suivants. Il est fourni soit par ton hébergeur, soit par une extension. C'est la première chose à vérifier si ton site est lent.

Je ne te donne pas les temps de génération de mon labo : il tourne sur un PC de bureau, et ces chiffres ne diraient rien de ton hébergement. Je préfère ne rien publier que publier un chiffre trompeur. Le comparatif des extensions de cache viendra dans une mise à jour de ce chapitre, sur un vrai hébergement.

Pour suivre la vitesse telle que Google la voit, ouvre le rapport « Signaux Web essentiels » de ta Search Console. Il te montre, page par page, ce que vivent tes vrais visiteurs. Et pour l'hébergement, mon conseil de 2009 vaut toujours : ne sous-paie pas. Un site qui rame à cause d'un hébergement à deux euros, c'est des économies de bouts de chandelle.

2.5La barre latérale

Ce que disait le guide en 2009

Supprimer le blogroll des amis de la barre latérale, garder quelques liens dans un widget et faire une page dédiée pour les autres.

Ah, le blogroll ! Pour les plus jeunes : en 2009, tout blog qui se respectait avait dans sa barre latérale une liste de liens vers les blogs des copains. Vingt, trente, cinquante liens, sur chaque page. C'était sympa, c'était la blogosphère. Et je conseillais déjà de faire le ménage.

Aujourd'hui, la question ne se pose presque plus. Le thème par défaut n'a plus de barre latérale du tout, et le gestionnaire de liens (le fameux blogroll) est masqué d'office depuis WordPress 3.5. Mesuré sur l'article : 10 liens internes et un seul lien externe, vers WordPress, en pied de page.

Le principe de 2009, lui, reste juste : chaque lien doit servir le lecteur de cette page. Plutôt qu'une liste de partenaires répétée partout, mets des liens vers tes articles proches du sujet. Un lecteur qui vient de lire ton article sur les permaliens sera ravi de trouver celui sur les redirections. Ton ami blogueur, lui, mérite un vrai lien dans un vrai article, pas une ligne perdue dans une liste.

Sources

Historique de ce chapitre

  • 24 septembre 2009 : première version.
  • 13 octobre 2026 : réécriture complète pour les thèmes en blocs, mesures et captures sur WordPress 7.1.3 et Twenty Twenty-Five.
  • 17 octobre 2026 : réécrit dans ma voix ; mêmes mesures, plus d'explications.
Sébastien Grillot

Co-fondateur de Kōeki · Consultant SEO et IA

Sébastien Grillot

Consultant SEO depuis 2009 : c'est ici, sur Inside da WeB, qu'il a monté sa première agence, spécialisée dans l'e-commerce sous WordPress. Il a écrit ce guide en 2009, et il le refait aujourd'hui, test par test.