L'essentiel en 5 points
- schema.org est un vocabulaire, lancé le 2 juin 2011 par Google, Bing et Yahoo!, que Yandex a rejoint en novembre. Il est passé de 297 types au lancement à 826 types et 1 540 propriétés dans sa version 30.1.
- Microdata, RDFa et JSON-LD sont trois façons d'écrire ce même vocabulaire. Google accepte les trois et recommande le JSON-LD, présent sur 41 % des pages en 2024.
- La règle d'or n'a pas changé. On ne balise que ce que le lecteur voit sur la page, et même un balisage parfait ne garantit aucun affichage.
- Les résultats enrichis ont maigri. HowTo a disparu en 2023, FAQ en mai 2026, sept autres types depuis 2025. Article, Produit, Recette, Événement et Offre d'emploi sont toujours là.
- Pour ses fonctions d'IA, Google ne demande aucun balisage spécial, mais le recommande toujours pour le SEO. WordPress 7.1.3 seul n'en pose aucun, ce sont tes extensions qui écrivent ton JSON-LD.
Tu te souviens des petites étoiles jaunes sous certains résultats de Google ? En novembre 2011, je les voulais pour tout le monde. J'ai écrit deux billets en deux jours. Le premier expliquait que schema.org allait faire grimper ton taux de clic, le second comment le poser sur ton WordPress, avec une extension qui demandait un import SQL dans phpMyAdmin et des balises div à refermer à la main.
Ah, la belle époque !
En 2017, j'ai remis ça avec un « guide du SEO sémantique », puis un billet où j'avouais avoir longtemps confondu schema.org et microdata. Ce chapitre remplace ces quatre billets, et je te préviens, je ne vais pas être tendre avec moi-même.
Au chapitre 1, on a vu qu'une entité tient en quatre parties, et qu'un graphe de connaissances s'écrit en triplets. Reste à savoir comment on écrit ces triplets dans une page. D'où vient cette langue, pourquoi elle s'écrit aujourd'hui en JSON-LD, ce que Google en fait encore en 2026, et ce que ton WordPress en dit. Allez, on y va.
2.12011, les moteurs parlent enfin la même langue
Ce que disait le guide d'avril 2017
schema.org, c'est une association de Google, Bing, Yandex et Yahoo! qui conçoit et maintient un vocabulaire commun pour décrire le contenu des pages. Elle ne t'impose aucune façon de l'écrire, microdonnées, RDFa ou JSON-LD, du moment que tu suis ses schémas. Le billet annonçait toute une série d'articles, et une page « mise à jour régulièrement ».
Petit aveu avant de commencer. Cette page « mise à jour régulièrement » a été modifiée pour la dernière fois le 28 mai 2017.
Avant schema.org, chaque moteur faisait sa cuisine dans son coin. Google avait lancé ses « rich snippets » le 12 mai 2009, pour deux sortes de données, les avis et les personnes. Pour les avis, des étoiles. Pour les personnes, Google promettait d'aider l'internaute à distinguer les gens qui portent le même nom. Côté format, deux langues seulement : les microformats et le RDFa.
Relis la phrase sur les homonymes avec le chapitre 1 en tête. C'était déjà une affaire d'entités !
Le 2 juin 2011, Ramanathan Guha, Google Fellow, annonce schema.org sur le blog officiel de Google. Google, Bing et Yahoo! s'accordent sur un vocabulaire commun pour décrire le contenu des pages, comme ils l'avaient fait en 2006 pour les sitemaps. Yandex les rejoint en novembre.
Trois concurrents, puis quatre, qui signent le même dictionnaire. Ça n'arrive pas tous les jours !
Un vocabulaire, c'est quoi au juste ? La liste des choses qu'on peut décrire (un article, une personne, un produit, un événement) et de ce qu'on peut en dire (un auteur, un prix, une date). Au lancement, schema.org comptait 297 types et 187 propriétés, d'après l'article que Guha, Dan Brickley et Steve Macbeth ont publié fin 2015 dans ACM Queue. Le 6 novembre 2026, sa version 30.1 en compte 826 et 1 540.
Ce dictionnaire, j'ai mis des années à comprendre qu'il ne dit rien de la façon de l'écrire.
2.2Un vocabulaire, trois écritures
Ce que disait le billet de mai 2017
J'y avouais avoir longtemps cru que schema.org et les microdatas, c'était la même chose, alors qu'on confondait la norme et le langage pour l'écrire. Le billet passait ensuite en revue le RDFa (une recommandation du W3C), le JSON-LD (du JSON qui sait se ranger dans un modèle RDF) et les microdonnées (une spécification du WHATWG). Son pronostic ? Le RDFa ne serait pas le grand gagnant, la microdata et le JSON-LD conviendraient mieux aux sites, et le JSON-LD servirait surtout aux WordPress construits sur l'API REST.
Si tu ne retiens qu'une phrase de ce chapitre, garde celle-là : schema.org n'est pas une façon d'écrire, mais une liste de mots. Microdata, RDFa et JSON-LD, ce sont trois façons de les écrire.
Imagine que tu doives signaler l'auteur d'un livre à quelqu'un qui ne lit pas le français. Tu peux surligner son nom sur la couverture et écrire « auteur » dans la marge. Ou glisser dans le livre une fiche bristol qui donne le nom de l'auteur. Le renseignement est le même. La microdata et le RDFa, c'est le surligneur et la marge. Le JSON-LD, c'est la fiche glissée entre les pages.
Voici les trois, sur un exemple que j'ai sous la main, l'en-tête de ce chapitre.
<article itemscope itemtype="https://schema.org/Article">
<h1 itemprop="headline">schema.org, de la microdata au JSON-LD</h1>
<p>Par <span itemprop="author" itemscope itemtype="https://schema.org/Person"><span itemprop="name">Sébastien Grillot</span></span></p>
</article><article vocab="https://schema.org/" typeof="Article">
<h1 property="headline">schema.org, de la microdata au JSON-LD</h1>
<p>Par <span property="author" typeof="Person"><span property="name">Sébastien Grillot</span></span></p>
</article><script type="application/ld+json">
{
"@context": "https://schema.org",
"@type": "Article",
"headline": "schema.org, de la microdata au JSON-LD",
"author": {
"@type": "Person",
"name": "Sébastien Grillot"
}
}
</script>Les deux premiers collent des attributs sur les balises que tu affiches déjà (itemscope, itemtype et itemprop pour la microdata, vocab, typeof et property pour le RDFa Lite). Le troisième pose un bloc à part, que ton lecteur ne voit jamais. Pour une machine, pourtant, les trois disent la même chose. Cette page est un article, voici son titre, son auteur est une personne, et cette personne s'appelle Sébastien Grillot. Des triplets, tout simplement, avec la grammaire sujet, prédicat, objet du chapitre 1.
On a fait l'essai le 6 novembre 2026. Collés l'un après l'autre dans validator.schema.org, les trois extraits donnent exactement le même résultat, un Article avec son headline, et un author de type Person qui porte son name. Zéro erreur, zéro avertissement, pour les trois. Le même jour, le test des résultats enrichis de Google a trouvé dans l'extrait JSON-LD « 1 élément valide détecté », de type Articles, avec deux problèmes non critiques, « Champ "image" manquant (facultatif) » sur l'Article et « Champ "url" manquant (facultatif) » sur l'auteur.
Et les microformats de 2009, alors ? Ce n'était pas une façon d'écrire schema.org, mais un vocabulaire à part, glissé dans les classes du HTML. Ils ont laissé des traces jusque dans ton WordPress, j'y reviens dans la partie sur WordPress.
2.3Pourquoi le JSON-LD a gagné
En novembre 2011, j'écrivais que schema.org s'était concentré sur un seul langage, la microdata. Six jours plus tôt, le 11 novembre, schema.org annonçait déjà le RDFa Lite « à côté » de la microdata. J'avais un train de retard (et un billet inspiré d'un article de SEOmoz, je te le concède). Le JSON-LD, lui, entre dans la liste des formats recommandés par schema.org le 3 juin 2013. Le W3C en fait une recommandation le 16 janvier 2014, puis publie la version 1.1 le 16 juillet 2020.
Je suis allé voir les chiffres, et ils désignent le vainqueur sans hésiter. Dans le Web Almanac 2024 de HTTP Archive, publié le 11 novembre 2024, le JSON-LD est présent sur 41 % des pages explorées, contre 34 % en 2022. La microdata reste stable à 26 %, surtout sur des sites qui l'ont héritée, dit le rapport. Le RDFa affiche 66 %, mais méfie-toi de ce chiffre. Open Graph, les balises og: qui servent aux aperçus sur les réseaux sociaux, est à 64 %, et son protocole dit lui-même s'appuyer sur le RDFa. Je pense donc que l'essentiel de ce RDFa, ce sont des og:title, pas du schema.org.
Pourquoi ce succès ? Google dit que les trois formats lui conviennent autant, pourvu que le balisage soit valide, mais il recommande le JSON-LD quand ton site le permet. Sa raison tient en une ligne : c'est « la solution la plus simple à mettre en œuvre et à gérer à grande échelle ». Guha et ses coauteurs donnaient une autre clé fin 2015. Le JSON-LD convient bien aux sites construits en JavaScript dans le navigateur, et aux e-mails personnalisés, alors que la microdata et le RDFa marchent souvent mieux quand les pages sortent de gabarits côté serveur.
Et WordPress, dans tout ça ? Là, c'est mon avis. Dans un WordPress, le thème et l'extension SEO ne sont presque jamais écrits par les mêmes personnes. Avec la microdata, l'extension devrait glisser ses attributs dans le HTML du thème, balise par balise. Avec le JSON-LD, elle pose son bloc et ne touche à rien. Tu changes de thème ? Les données restent.
Pour moi, c'est ça qui a fait basculer WordPress.
En 2017, j'annonçais pourtant que je te parlerais « quasi exclusivement des microdonnées » à l'avenir, boule de cristal à l'appui.
Elle était en panne :D
Le JSON-LD a quand même un défaut, et je l'ai vu de près. Pendant la formation SEO que j'ai donnée début novembre 2026, une stagiaire a vu son JSON s'afficher en rouge par endroits, en bleu ailleurs, sans trouver ce qui clochait. Elle a tout effacé et recommencé de zéro. Dans un carnet de l'atelier, la liste de ce que l'assistant Gemini avait corrigé comprenait d'ailleurs « le respect strict des guillemets droits, virgules et absence de champs vides ». Une virgule de trop, un guillemet courbe venu d'un traitement de texte, et le bloc entier devient illisible pour un validateur.
En 2011, c'était la balise div oubliée. En 2026, c'est la virgule !
Et la microdata, elle est morte ? Pas du tout. Elle figure toujours dans la norme HTML du WHATWG, section 5, et l'ancienne adresse de sa spécification au W3C renvoie même vers elle. Si ton thème pose une microdata propre, qui dit vrai, rien ne t'oblige à tout casser. Ce qui m'inquiéterait davantage, c'est un thème qui raconte une chose en microdata et une extension qui en raconte une autre en JSON-LD. Deux fiches qui se contredisent, pour une machine, c'est du doute.
2.4La règle d'or, on balise ce qui se voit
Une règle n'a pas bougé depuis 2011, et pour moi, c'est la plus importante. Google l'écrit dans ses consignes générales sur les données structurées, mises à jour le 16 septembre 2026. « Ne balisez pas le contenu non visible pour les lecteurs de la page. » Son exemple ? Si ton JSON-LD décrit un artiste, cet artiste doit aussi être décrit dans le corps de la page.
Avec la microdata de 2011, la règle allait presque de soi, puisqu'on balisait le texte affiché. Presque, parce que l'exemple officiel de schema.org que je recopiais dans mon billet cachait déjà la date d'un avis dans une balise meta, invisible à l'écran. Avec le JSON-LD, je trouve la règle bien plus facile à enfreindre sans le vouloir. Le bloc vit sa vie à côté de la page, et rien ne t'empêche d'y écrire autre chose que ce que dit ton texte.
En formation, j'en ai fait un critère de réussite. Chaque ligne du JSON-LD doit avoir sa phrase sur la page.
Pas de phrase, pas de ligne.
Les avis sont le cas d'école. Mon billet de 2011 montrait un résultat enrichi d'eBay en te demandant si ça ne te donnait pas envie de cliquer. Depuis le 16 septembre 2019, Google n'affiche plus d'étoiles pour les avis qu'une entreprise publie sur elle-même avec les types LocalBusiness et Organization, qu'ils soient dans son balisage ou dans un widget tiers intégré à son site. Et ses consignes préviennent que de faux avis peuvent valoir une action manuelle.
Dernière chose, et pas des moindres. Même un balisage parfait ne garantit rien. Google le dit en toutes lettres, il « ne garantit pas que vos données structurées apparaîtront dans les résultats de recherche ». Même quand son propre outil de test te dit que tout va bien.
2.5Les résultats enrichis en 2026
Ce que disait le billet du 17 novembre 2011
schema.org et les « résumés riches » qu'il permet restent sous-estimés, alors qu'ils peuvent augmenter ton taux de clic sans que tu sois premier. Le billet montrait des exemples (e-commerce, événements, recettes, cinéma, séries télé), puis cinq usages, la boutique, le site événementiel, les offres d'emploi, la réputation (le type Person pour la page À propos) et les journaux papier. Il s'inspirait d'un article de SEOmoz et se terminait par une question à ses lecteurs.
Alors, quinze ans après, il en reste quoi ? J'ai relu la galerie des résultats enrichis de Google, mise à jour le 20 octobre 2026. Elle liste 25 fonctionnalités. Puis j'ai relu son journal des modifications, et là, c'est l'histoire d'un régime sévère.
- HowTo. Réservé aux ordinateurs en août 2023, puis plus affiché du tout depuis le 13 septembre 2023.
- FAQ. Réservé aux sites gouvernementaux et de santé bien connus à partir d'août 2023, puis plus affiché du tout depuis le 7 mai 2026. Sa documentation a disparu le 15 juin 2026.
- Le champ de recherche dans les liens annexes. Documentation supprimée le 29 novembre 2024, la fonction n'existe plus.
- Sept types condamnés le 12 juin 2025. Actions relatives aux livres, informations sur le cours, examen de déclaration, estimation de salaire, vidéo éducative, annonce spéciale, fiche de véhicule. Un seul a été repêché, le 5 novembre 2025, les actions relatives aux livres, parce qu'une fonctionnalité de Google s'en sert encore.
- Problème pratique. Documentation supprimée le 6 janvier 2026. Dès novembre 2025, Google avait précisé que le balisage Dataset ne sert qu'à sa recherche d'ensembles de données, pas à la recherche Google.
| Usage de 2011 | Ce qu'en dit la galerie | Toujours là ? |
|---|---|---|
| Boutique (produit, avis) | Produit, Extrait d'avis | oui |
| Site événementiel | Événement, dans un lieu physique et réservable par le public (depuis juin 2025) | oui |
| Offres d'emploi | Offre d'emploi | oui |
| Réputation (Person, page À propos) | Rien pour une personne seule ; Organisation et Page de profil existent | non |
| Journaux papier (NewsArticle) | Article | oui |
Galerie de Google en français, mise à jour le 20 octobre 2026, relevée le 6 novembre 2026. Les recettes et les films, autres exemples du billet, y sont toujours.
Ah, les offres d'emploi ! En 2011, j'écrivais qu'on pouvait penser qu'un jour ce genre de résultat arriverait dans Google. Il est toujours dans la galerie en 2026. Celle-là, je la garde :)
Honnêtement ? Je ne pleure pas les FAQ à rallonge que tant de sites collaient sous chaque page pour grignoter de la place dans les résultats. La course aux étoiles et aux accordéons, c'est fini, et le résultat enrichi n'est plus le but du balisage.
Mais attends. Tout n'a pas fondu, loin de là. En juin 2025, Google précisait que l'usage des types abandonnés en dehors de sa recherche n'était pas touché. Dès 2023, il expliquait qu'un balisage inutilisé ne pose aucun problème à sa recherche, sans y produire d'effet visible non plus.
Pas de panique, donc, si ta FAQ est encore balisée.
Et les fiches produit sont toujours là, avec le prix, la disponibilité, la livraison et les retours pour une boutique. On les a mesurées au labo, au chapitre 8 du dossier WooCommerce. Pour le fil d'Ariane, qui a quitté les résultats sur mobile en janvier 2025, c'est au chapitre 3 du dossier SEO.
2.6Et les IA, elles lisent ton balisage ?
Nouveau en 2026
En 2011, il n'y avait ni ChatGPT, ni Gemini, ni Aperçus IA. Cette partie est neuve, et elle s'en tient à ce que Google écrit.
Je te vois venir : faut-il un balisage spécial pour apparaître dans les réponses des IA de Google ?
Google répond deux fois, et deux fois non. Sa page sur les fonctionnalités d'IA, mise à jour le 31 décembre 2025, dit que tu n'as pas besoin d'ajouter de données structurées schema.org particulières. Elle demande seulement qu'elles correspondent au texte visible de la page. La règle d'or, encore elle ! Son guide d'optimisation pour l'IA générative, mis à jour le 13 juillet 2026, va plus loin. Il range « le fait de trop se focaliser sur les données structurées » parmi les idées reçues, dans la liste de ce que tu n'as pas besoin de faire. Puis il ajoute aussitôt que leur usage reste recommandé dans une stratégie SEO globale, parce qu'il rend éligible aux résultats enrichis.
Pas obligatoire, donc. Pas inutile non plus.
Le reste du sujet (zéro clic, llms.txt, robots des IA), je l'ai traité au chapitre 8 du dossier SEO, et je ne le refais pas ici.
Ma lecture, maintenant (et c'est une lecture, pas une loi) : un balisage ne te fera pas citer. Il peut éviter qu'on te confonde. Dire qui a écrit la page, pour quelle organisation, et où cette organisation existe ailleurs sur le web, c'est exactement ce qui manquait aux IA qui mélangeaient les homonymes au chapitre 1. Rien ne prouve que ça suffise. Mais ton extension SEO en écrit déjà une partie, alors autant que ce soit juste.
2.7Ce que fait ton WordPress
Ce que disait le billet du 18 novembre 2011
L'extension Schema for WordPress (version 1.5.1, mise à jour le 14 août 2011, testée jusqu'à WordPress 3.1.4) ajoutait les balises schema.org à tes contenus. Les schémas se chargeaient à la main, en important le fichier wp_sfwp.sql.zip dans phpMyAdmin. Dans l'éditeur, un bouton rouge insérait un marqueur qui ne faisait qu'ouvrir une balise div, à refermer soi-même. Deux marqueurs collés sans espace, et plus rien ne marchait. On vérifiait ensuite le tout avec l'outil de test des rich snippets de Google.
Relire ce billet m'a donné des crampes aux doigts.
Je suis allé voir ce qu'est devenue Schema for WordPress.
Elle n'existe plus. Sa fiche sur wordpress.org indique qu'elle est fermée « as of August 14, 2011 » et qu'elle n'est plus téléchargeable, raison inconnue. Curieux, puisque c'est le jour de sa dernière version, et que mon billet de novembre 2011 expliquait encore comment l'installer depuis WordPress. Je pense que la date affichée est celle de la dernière mise à jour, pas celle de la fermeture. Côté test, Google a confié à schema.org, en 2021, son outil de test des données structurées, devenu le Schema Markup Validator (validator.schema.org). Pour ses propres résultats enrichis, il garde le test des résultats enrichis.
Et WordPress lui-même ? On l'a vérifié au labo le 6 novembre 2026. WordPress 7.1.3 seul, avec le thème Twenty Twenty-Five, ne pose aucun JSON-LD, aucune microdata, aucun RDFa, ni sur l'accueil, ni sur un article, ni sur une page d'auteur.
Une trace survit quand même : la classe hentry, toujours dans le HTML. C'est la classe racine de hAtom, un microformat de 2006 pensé pour les billets de blog. Un fossile des microformats que Google lisait en 2009, encore là en 2026 ;)
On a regardé où elle se pose, au labo, sur WordPress 7.1.3 et Twenty Twenty-Five 1.5. Seulement sur les éléments de liste (li) des boucles de billets, celles de l'accueil, de la page d'auteur et du bloc de billets que le thème ajoute en bas d'un article. L'article que tu lis n'en porte pas, une page non plus. Des autres classes de hAtom, il ne reste que entry-content, sur le contenu. Pas d'entry-title, pas de published ni d'updated, pas d'author vcard. Le fossile est bien incomplet.
Tout le reste vient des extensions SEO. Elles ne posent pas du tout la même chose, et le tableau de leurs réglages d'origine est au chapitre 3 du dossier SEO WordPress. Yoast, Rank Math, SEOPress et The SEO Framework y sont mesurés une par une, je ne le refais pas.
Ce qui m'intéresse ici, ce n'est pas le détail des types, mais leur forme. On l'a relevée au labo le 6 novembre 2026, sur l'article de test, avec chaque extension seule et ses réglages d'origine (Rank Math après l'étape « Skip Step » de son assistant). Les quatre écrivent en JSON-LD, aucune ne pose de microdata ni de RDFa. Yoast 28.6 et Rank Math 1.0.280 posent un seul bloc, un @graph de six nœuds qui portent chacun un @id. L'article appartient à la page, la page au site, et l'auteur est une personne que l'article cite par son identifiant. Un petit graphe, en somme, les triplets du chapitre 1 en vrai. The SEO Framework 5.1.4 en pose un plus court, le site et la page qui le cite, sans type Article. Et SEOPress 10.3 ne pose rien du tout sur l'article, seulement un nœud WebSite sur l'accueil.
Pendant la formation, une question est tombée dans le carnet de l'atelier. Existe-t-il des outils pour créer ce genre de page sans écrire soi-même le JSON ? Sur WordPress, oui, c'est le métier de ton extension SEO. Le revers, c'est qu'elle écrit ce qu'elle croit savoir de toi, avec ses réglages d'origine.
Le test, maintenant. Deux minutes chrono :
- Ouvre un de tes articles et affiche son code source (Ctrl+U sur ordinateur).
- Cherche
ld+json. Compte les blocs, et note les"@type"qui passent. - Cherche
itemscope, pour savoir si ton thème pose encore de la microdata.
Ce que tu lis là, c'est ce que ton site raconte de toi aux machines. Est-ce que ça colle avec ce que dit ta page ?
Mon billet du 17 novembre 2011 se terminait sur une question : « êtes-vous convaincu qu'il faille implémenter cette norme ou pensez-vous que cela reste prématuré ? ». Quinze ans plus tard, elle ne se pose plus, ton extension l'a implémentée pour toi. La vraie question est ailleurs. Qu'est-ce qu'elle dit de toi ? Qui a écrit, pour quelle organisation, et est-ce bien la même que sur LinkedIn ? C'est tout le chapitre 3, le graphe de ton WordPress.
Sources
- Google, 12 mai 2009 : « Introducing Rich Snippets »
- Google, 2 juin 2011 : « Introducing schema.org: Search engines come together for a richer web » (Ramanathan Guha)
- schema.org, 4 novembre 2011 : « Yandex now supports schema.org markup »
- schema.org, 11 novembre 2011 : « Using RDFa 1.1 Lite with schema.org »
- schema.org, 3 juin 2013 : « schema.org and JSON-LD »
- Guha, Brickley et Macbeth, 15 décembre 2015 : « Schema.org: Evolution of Structured Data on the Web », ACM Queue, vol. 13 n° 9
- schema.org : les schémas (version 30.1 du 16 septembre 2026), consulté le 6 novembre 2026
- W3C, 16 juillet 2020 : JSON-LD 1.1 (la version 1.0 date du 16 janvier 2014)
- W3C, 17 mars 2015 : RDFa Lite 1.1, deuxième édition
- WHATWG : HTML Living Standard, section 5 « Microdata » (consulté le 6 novembre 2026)
- Google : présentation des données structurées (mise à jour du 18 décembre 2025)
- Google : consignes générales relatives aux données structurées (mise à jour du 16 septembre 2026)
- Google, 16 septembre 2019 : proposer des résultats enrichis d'avis plus utiles
- Google : galerie des résultats enrichis (mise à jour du 20 octobre 2026)
- Google : journal des modifications de la documentation (mise à jour du 29 octobre 2026)
- Google, 8 août 2023, mis à jour le 14 septembre 2023 : modifications apportées aux résultats enrichis HowTo et FAQ
- Google, 12 juin 2025 : simplification de la page de résultats de recherche
- Google, 5 novembre 2025 : nouvelles de nos efforts pour simplifier la page de résultats
- Google : les fonctionnalités d'IA et ton site (mise à jour du 31 décembre 2025)
- Google : guide pour optimiser les fonctionnalités d'IA générative dans la recherche (mise à jour du 13 juillet 2026)
- Google, 15 décembre 2020, mis à jour en 2021 : l'outil de test des données structurées part chez schema.org
- HTTP Archive, Web Almanac 2024, chapitre « Structured data » (Andrea Volpini, 11 novembre 2024)
- The Open Graph protocol, consulté le 6 novembre 2026
- microformats.org : hAtom
- WordPress.org : fiche de l'extension Schema for WordPress, consultée le 6 novembre 2026
Historique de ce chapitre
- 17 novembre 2011 : billet « Schema.org : Augmenter son taux de clic dans les résultats Google ».
- 18 novembre 2011 : billet « Référencement sémantique avec Schema for WordPress ».
- 17 avril 2017 : billet « Guide du SEO sémantique : Microdatas & Schema.org ».
- 28 mai 2017 : billet « Schema.org : Microdata, RDFa & JSON-LD ».
- 6 novembre 2026 : réécrit en chapitre 2 du dossier, sources relevées le 6 novembre 2026.

Co-fondateur de Kōeki · Consultant SEO et IA
Sébastien Grillot
Consultant SEO depuis 2009 : c'est ici, sur Inside da WeB, qu'il a monté sa première agence, spécialisée dans l'e-commerce sous WordPress. Depuis 2021, il accompagne les e-commerçants avec Kōeki.
