L'essentiel en 5 points
- Un billet qui marche se met à jour à sa place : même adresse, liens et commentaires gardés. WordPress reporte la date de modification dans son plan du site.
- Le thème par défaut n'affiche aucune date sur l'article, ni de publication ni de mise à jour. Ajoute-la : le lecteur la cherche, Google aussi.
- Changer l'adresse d'un billet ne perd rien : WordPress redirige l'ancienne en 301, et les commentaires suivent.
- Changer la forme des adresses d'un site en ligne casse toutes les anciennes : 404, sans redirection. Jamais sans plan de redirections.
- WordPress n'a pas de « billets liés » : sous l'article, le thème montre les 4 derniers billets du site, quel que soit le sujet.
« C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. » C'était le titre d'une des parties du guide de 2009, et je l'aime toujours autant. Parce que c'est vrai : un billet qui a déjà des lecteurs, des liens et une place dans Google vaut beaucoup plus qu'un billet tout neuf. Le soigner, c'est souvent le meilleur investissement SEO que tu puisses faire.
Le mot « arborescence » fait un peu peur, je sais. Il veut juste dire : comment tes pages sont rangées, et comment elles se tiennent entre elles. Les adresses, les rubriques, les liens d'un billet à l'autre. C'est la charpente de ton site. Tant qu'elle tient, personne ne la remarque. Le jour où tu tapes dedans sans précaution, tout s'écroule.
Dans ce chapitre, on va voir comment rajeunir un vieux billet sans rien perdre, comment relier tes billets entre eux, et surtout, comment éviter LA bourde qui fait disparaître un site de Google du jour au lendemain. Celle-là, je l'ai reproduite exprès au labo. Âmes sensibles s'abstenir ;)
4.1Les vieux billets
Ce que disait le guide en 2009
« C'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. » Pour un billet qui se place bien : écrire une version à jour, renommer l'ancien, publier la nouvelle à l'ancienne adresse (ou rediriger en 301), prévenir ceux qui avaient fait un lien. Une simple redirection ferait perdre les commentaires.
Relis bien la méthode de 2009 : écrire un nouveau billet, renommer l'ancien, publier le nouveau à l'adresse de l'ancien. Une vraie partie de bonneteau. Et j'ajoutais, un peu solennel, que perdre les commentaires avec une redirection était « un signe de manque de respect pour ses contributeurs ». J'avais raison sur le fond. Mais la méthode était bien trop compliquée.
L'idée, elle, reste la bonne. Simplement, plus besoin de jongler entre deux billets : mets à jour l'ancien, à sa place. Son adresse, ses liens et ses commentaires restent exactement où ils sont.
Au labo, j'ai repris un billet publié le 13 janvier 2026 et je l'ai complété. Deux choses se passent, sans que tu aies rien à faire. WordPress garde l'ancienne version dans ses révisions (tu peux revenir en arrière à tout moment). Et son plan du site annonce la mise à jour aux moteurs :
avant : <lastmod>2026-01-13T10:00:00+01:00</lastmod>
après : <lastmod>2026-10-13T11:11:01+02:00</lastmod>Cette petite ligne lastmod, c'est un signal envoyé aux moteurs : « ce billet a changé, repasse le voir ». Gratuit, automatique.
Le problème : ton lecteur, lui, ne voit rien
Et là, il y a un loup. Le thème par défaut, Twenty Twenty-Five, n'affiche aucune date sur l'article. Ni la date de publication, ni la date de mise à jour. Sous le titre, seulement « Écrit par … dans … ». Et sans extension, la page ne contient aucune date pour les moteurs non plus, en dehors du plan du site.
Résultat : ton lecteur tombe sur ton super billet tout juste mis à jour, et n'a aucun moyen de savoir s'il date d'hier ou de 2012. Moi, quand je ne vois pas de date sur un article technique, je pars du principe qu'il est vieux. Et je ne suis pas le seul.
Montre la date de mise à jour, comme en haut de ce guide (« Testé au labo », « Réécrit »). Dans un thème en blocs :
- Va dans Apparence › Éditeur › Modèles › « Articles seuls ».
- Ajoute un bloc « Date » sous le titre.
- Dans ses réglages, tu peux choisir d'afficher la date de publication, ou la date de dernière modification. Pour un article technique que tu mets à jour, c'est la seconde qui compte.
Google conseille une date visible, reprise dans les données structurées (datePublished, dateModified), et surtout de ne la changer que si le contenu a vraiment changé. Changer la date pour faire « frais », sans rien modifier, c'est le genre de petite ruse que Google voit très bien. Et que tes lecteurs voient aussi.
Et si l'adresse doit changer quand même ?
Parfois, mettre à jour un billet, c'est aussi changer son titre, et donc son adresse. En 2009, c'était le drame : on perdait les liens et les commentaires. Alors au labo, j'ai pris un billet qui avait un commentaire, et j'ai changé son adresse.
Testé au labo
- Mise à jour sur place : adresse inchangée (200), une révision enregistrée, date de modification reportée dans le plan du site.
- Aucune date visible sur l'article dans Twenty Twenty-Five, aucune date dans le code de la page sans extension.
- Changement d'adresse : l'ancienne répond en 301 vers la nouvelle (« X-Redirect-By: WordPress »), et le commentaire est bien là. La crainte de 2009 ne vaut que si l'on publie un nouveau billet : le même billet ne perd rien.
Ouf. Mon « manque de respect pour ses contributeurs » de 2009 est réglé par WordPress lui-même.
4.2Les billets liés
Ce que disait le guide en 2009
Afficher sous chaque billet des billets liés en miniatures, avec LinkWithin. Défaut assumé : c'est un serveur externe qui choisit les liens et les images, « en attendant que cela soit fait par un plugin en local ».
LinkWithin… ça me rappelle des souvenirs. Ces petites vignettes « Vous aimerez aussi » sous chaque billet, sur des tas de blogs de l'époque. Dix-sept ans plus tard, WordPress n'a toujours pas de bloc « billets liés ». J'attends toujours mon « plugin en local » ;)
Sous l'article, Twenty Twenty-Five affiche bien une section « Plus de publications ». J'ai regardé de près ce qu'elle contient. Ce sont les 4 publications les plus récentes du site, dans l'ordre de l'accueil, sur chaque billet, quel que soit le sujet. Tu lis un billet sur les permaliens, on te propose ton billet sur la recette du clafoutis parce qu'il est sorti mardi. Des liens utiles pour faire découvrir le site, oui. Des billets liés, non.
Testé au labo
- Sur un billet de test de la rubrique « Labo archives », « Plus de publications » liste : le guide de test, « Bonjour tout le monde ! », les billets 11 et 12. Ce sont les 4 premiers de l'accueil.
- Le billet lui-même propose aussi un lien vers le billet précédent et le suivant, par date.
Le meilleur lien, c'est celui que tu écris
Je vais être cash : le meilleur billet lié, ce n'est pas une extension qui le choisit, c'est toi, dans ton texte. Quand tu parles des redirections dans un billet sur les permaliens, fais un lien vers ton billet sur les redirections, au bon endroit, avec les bons mots. C'est le lien le plus utile pour ton lecteur, et le plus clair pour Google : il dit « ces deux pages parlent de choses proches, et voici comment ».
C'est ce que je fais dans ce dossier : chaque chapitre renvoie aux autres là où c'est utile. Pas en fin de page, dans une liste. Dans le texte.
Si tu veux quand même une liste automatique en plus, choisis une extension qui calcule les liens sur ton propre serveur. Un service externe ajoute à chaque page une requête vers un autre site, avec ce que ça implique pour la vitesse et pour la vie privée de tes lecteurs. C'était déjà le défaut de LinkWithin, que je reconnaissais en 2009. Sur ce blog, les billets liés sont calculés au moment de générer le site, sans aucune requête externe.
4.3La forme des adresses
Nouveau en 2026
Changer d'arborescence, c'est souvent changer la forme des adresses : ajouter la rubrique, retirer la date. Cette partie n'existait pas en 2009. J'ai mesuré ce qui arrive aux anciennes adresses.
On arrive à la partie qui fait mal. Celle pour laquelle j'ai écrit ce chapitre, honnêtement.
Un jour, tu vas avoir envie de changer la forme de tes adresses. Ajouter la rubrique dedans (/wordpress/mon-billet/ au lieu de /mon-billet/), parce qu'un audit te l'a conseillé, ou parce que tu trouves ça plus joli. Le réglage est là, dans Réglages › Permaliens, à un clic. Rien ne t'en empêche. Aucun message ne te prévient.
Alors j'ai testé tous les cas de figure.
| Changement | Ancienne adresse | Réponse | Redirection |
|---|---|---|---|
| Passer de /%postname%/ à /%category%/%postname%/ | /slug/ | 404 | aucune |
| Rubrique dans l'adresse : déplacer le billet de A vers B | /rubrique-a/slug/ | 301 | vers /rubrique-b/slug/ |
| Rubrique dans l'adresse : préfixe erroné | /nimporte-quoi/slug/ | 301 | vers la bonne adresse |
| Revenir à /%postname%/ | /rubrique-b/slug/ | 301 | vers /slug/ |
Mesures du labo, 12 octobre 2026, réglage Réglages › Permaliens. « slug » : l'adresse du billet de test.
Bonne nouvelle d'abord : à l'intérieur d'une même structure, WordPress se débrouille très bien. Tu déplaces un billet d'une rubrique à l'autre, il redirige. Quelqu'un tape une rubrique fausse dans l'adresse, il redirige vers la bonne. Tu reviens à des adresses courtes, il redirige.
Mauvaise nouvelle ensuite, et regarde bien la première ligne du tableau. Passer de /%postname%/ à /%category%/%postname%/ sur un site en ligne, c'est 404 sur toutes les anciennes adresses. Pas une, toutes. Sans aucune redirection. Chaque lien reçu depuis des années, chaque favori de lecteur, chaque résultat dans Google mène d'un coup sur « page introuvable ».
Le pire, c'est que tu ne t'en rends pas compte tout de suite. Ton site marche, tes nouvelles adresses marchent, tu cliques dans ton menu et tout va bien. Ce sont les visiteurs qui arrivent de l'extérieur qui tombent dans le vide. Et Google, qui finit par retirer tes pages de son index, une à une.
Le cas d'Inside da WeB
Je ne te donne pas ce conseil depuis mon canapé. Ce blog que tu lis en est la preuve vivante. En 2026, quand on l'a fait renaître, il fallait reprendre plus de quinze ans d'adresses : des billets de 2009 à 2018, des rubriques, des mots-clés, des pages d'auteur, et autant de liens reçus de partout depuis des années.
La règle a été simple : chaque adresse d'époque est soit reprise telle quelle, soit redirigée vers la page qui la remplace. Et on a vérifié, pas à l'œil : 12 099 liens internes contrôlés à chaque mise en ligne, zéro lien cassé. C'est long, c'est fastidieux, et c'est exactement le travail qui fait qu'un site garde son référencement quand il change de peau.
Sources
Historique de ce chapitre
- 24 septembre 2009 : première version.
- 13 octobre 2026 : réécriture complète, mesures sur WordPress 7.1.3 et Twenty Twenty-Five, ajout de la partie 4.3 sur la forme des adresses.
- 17 octobre 2026 : réécrit dans ma voix ; mêmes mesures, plus d'explications et la migration d'Inside da WeB en exemple.

Co-fondateur de Kōeki · Consultant SEO et IA
Sébastien Grillot
Consultant SEO depuis 2009 : c'est ici, sur Inside da WeB, qu'il a monté sa première agence, spécialisée dans l'e-commerce sous WordPress. Il a écrit ce guide en 2009, et il le refait aujourd'hui, test par test.
