Aller au contenu
Rechercher
Discutons
Menu

Dossier SEO WordPress · chapitre 7 sur 9

Optimisation « hors ligne »

La dernière étape du guide de 2009 n'avait rien de technique : sortir de son blog et aller parler aux gens. C'est la plus simple à dire, la plus dure à faire, et la seule qui n'ait pas pris une ride. Les outils, eux, ont changé : la recherche de blogs de Google n'existe plus, Twitter s'appelle X, et le partage d'un lien dépend de balises que WordPress ne produit pas seul.

Par Sébastien GrillotPremière version : 24 septembre 2009Testé au labo : 13 octobre 2026Réécrit : 17 octobre 2026
Testé sur
WordPress 7.1.3 · PHP 8.3
Thème
Twenty Twenty-Five 1.5
Extensions
Aucune, puis les 4 SEO
Réglages
Ceux d'origine

L'essentiel en 5 points

  1. Suivre tes commentateurs, c'est aller commenter chez eux, pas retirer le nofollow de leurs liens.
  2. WordPress seul ne produit aucune balise de partage : un lien partagé n'a ni image ni titre choisis. Les 4 extensions SEO les ajoutent.
  3. Choisis le réseau où sont tes lecteurs ; pour un blog métier, souvent LinkedIn.
  4. WordPress envoie et accepte toujours les pings ; ils servent surtout aux spammeurs aujourd'hui.
  5. Les liens qui comptent viennent des gens qui te connaissent : la communauté avant les outils.

En 2009, j'avais écrit cette phrase, en fin de guide : « Allez dehors et parlez à des personnes réelles. » Après sept chapitres de permaliens, de balises et de noindex, ça faisait un peu bizarre. Et pourtant, avec le recul, c'est sans doute le conseil le plus important de tout le guide.

Parce que le référencement, au fond, c'est une affaire de confiance. Google cherche à montrer les pages auxquelles les gens font confiance. Et les gens font confiance à ceux qu'ils connaissent, qu'ils ont lus, avec qui ils ont échangé. Toute la technique des chapitres précédents sert à ne pas gâcher cette confiance. Mais elle ne la crée pas. Ça, c'est toi qui le fais, en dehors de ton blog.

J'ai gardé les trois pistes de 2009, et je les ai confrontées à 2026. Avec, au passage, un point technique que je n'aurais jamais soupçonné à l'époque.

7.1Suis tes commentateurs

Ce que disait le guide en 2009

Le mouvement « Tu commentes, je te suis » retirait le nofollow des commentaires pour récompenser les commentateurs. Risque : une montagne de spams. Mieux : aller vraiment commenter chez eux.

Tu te souviens de « Tu commentes, je te suis » ? Pour les plus jeunes : à l'époque, les liens laissés dans les commentaires étaient marqués « nofollow », ce qui voulait dire qu'ils ne transmettaient aucune force aux sites des commentateurs. Un mouvement de blogueurs avait décidé de retirer ce nofollow, pour « récompenser » ceux qui prenaient le temps de commenter.

L'intention était généreuse. Mais j'avais prévenu : une fois ton blog bien placé, tu croules sous les spams. Des robots qui laissent « Super article, merci ! » avec un lien vers un site de pilules bleues. Le guide de 2009 avait raison contre la mode, et j'en suis assez fier :)

Aujourd'hui, WordPress marque les liens des commentaires en nofollow ugc (on l'a vu au chapitre 3) : Google sait que ce sont des liens de lecteurs, et il en tient compte à sa façon. Retirer cette marque attire surtout le spam.

D'origine, WordPress a même un filtre bien vu : un commentaire qui contient au moins 2 liens attend ta validation avant d'être publié. Un vrai lecteur met rarement plus d'un lien ; un spammeur, c'est son fonds de commerce. Garde ce réglage.

La partie humaine, elle, n'a pas bougé d'un millimètre. En 2009, j'écrivais que moins de 1 % de tes lecteurs te laisseraient un commentaire. Ce petit groupe, c'est ton trésor. Va lire leurs sites. Laisse-leur un commentaire qui apporte vraiment quelque chose, pas un « super article ! ». Réponds-leur chez toi. C'est comme ça qu'on passe d'un lecteur à une relation.

7.2Les réseaux sociaux

Ce que disait le guide en 2009

Utiliser Twitter, avec WordTwit ou Twitter Tools pour y publier automatiquement chaque nouveau billet.

En 2009, j'écrivais que Twitter était « un moyen cool de faire du micro-blogging », et que « presque tous les gens cool sont dessus ». Bon. Dix-sept ans plus tard, Twitter s'appelle X, et d'autres réseaux ont pris le relais, chacun avec son public.

Mon conseil a donc changé de forme : ne cherche pas à être partout. Va là où sont tes lecteurs. Pour un blog métier comme celui-ci, la conversation professionnelle se passe surtout sur LinkedIn. C'est d'ailleurs là que je publie ma newsletter mIAou.

Et oublie la publication automatique de chaque billet. Un lien posté par un robot, sans un mot, ne génère rien. Un lien partagé avec deux phrases qui disent pourquoi ça vaut le coup, avec ta propre voix, ça marche. Ça prend cinq minutes de plus. Ce sont les cinq minutes les plus rentables de ta publication.

Le point technique : ce que voit le réseau quand tu partages

C'est là que j'ai eu une surprise au labo. Quand tu colles le lien de ton article sur LinkedIn, Facebook ou ailleurs, le réseau va lire ta page pour fabriquer un petit aperçu : un titre, un résumé, une image. Pour savoir quoi afficher, il lit des balises spéciales, cachées dans le code de ta page : les balises Open Graph (inventées par Facebook, lues par presque tout le monde) et leurs cousines Twitter.

Et WordPress seul n'en produit aucune.

Balises de partage sur l'article de test, réglages d'origine
ConfigurationOpen GraphTwitter
WordPress seul00
Yoast 28.671
Rank Math 1.0.28095
SEOPress 10.365
The SEO Framework 5.1.474

Nombre de balises dans l'en-tête de l'article : 12 octobre 2026 pour les extensions, 13 octobre pour WordPress seul.

Sans balise, le réseau devine. Et il devine souvent mal : il prend la première image qu'il trouve (parfois ton logo, parfois une icône), un bout de texte au hasard. Ton bel article se retrouve partagé avec une vignette moche, et personne ne clique.

Les quatre extensions SEO règlent ça d'office. Mon conseil : pour chaque article important, choisis toi-même une image de partage, dans les réglages de ton extension. C'est elle qu'on verra dans le fil d'actualité. Une bonne image de partage, c'est souvent la différence entre un lien qu'on voit et un lien qu'on clique.

7.3Les blogs proches

Ce que disait le guide en 2009

Chercher dans Google Recherche de blogs les 10 premiers blogs sur tes mots-clés, les lire, y commenter utilement, leur répondre sur ton blog : faire partie de la communauté.

Google Recherche de blogs n'existe plus. C'était pourtant bien pratique : on tapait un sujet, et on avait la liste des blogs qui en parlaient. Aujourd'hui, une recherche ordinaire suffit pour trouver les sites qui comptent sur un sujet. Et leurs auteurs se joignent souvent bien plus facilement sur LinkedIn qu'en commentaire.

La méthode, elle, est intacte. Repère les sites qui comptent dans ton domaine. Lis-les vraiment. Apporte quelque chose à leurs discussions. Cite-les quand ils le méritent, avec un lien. C'est lent, ça ne se mesure pas dans un tableau de bord, et c'est pourtant comme ça que se construisent les liens qui comptent : des gens qui te connaissent, qui t'ont lu, et qui te citent parce qu'ils le veulent.

Les pings, ce vestige

WordPress garde un vestige de cette époque : les pings (ou « rétroliens »). Quand tu cites un billet d'un autre blog, WordPress prévient automatiquement ce blog. Et quand un autre blog te cite, tu reçois une petite notification sous ton billet. En 2009, c'était une jolie façon de tisser des liens entre blogueurs.

Aujourd'hui, ils sont toujours actifs d'origine, envoyés et acceptés. Mais ils servent surtout… aux spammeurs, qui en envoient des milliers pour glisser des liens. Tu peux les couper sans regret dans Réglages › Discussion. Sur ce blog, les pings d'époque restent listés sous les billets d'archive, en texte, sans lien : ils font partie de l'histoire, pas du référencement.

Testé au labo

  • Pings : envoyés aux blogs cités et acceptés des autres, réglages d'origine.
  • Balises de partage : aucune balise Open Graph ni Twitter sur l'article, WordPress seul.
  • Commentaires : liens en nofollow ugc ; à partir de 2 liens, le commentaire attend la validation.

La conclusion de 2009 tient mot pour mot, et je te la redonne telle quelle : le seul moyen d'obtenir les liens qui comptent pour le référencement est de faire partie de la communauté en question. Écris pour elle, réponds-lui, cite-la.

Sources

Historique de ce chapitre

  • 24 septembre 2009 : première version.
  • 13 octobre 2026 : réécriture complète, mesures sur WordPress 7.1.3 et Twenty Twenty-Five.
  • 17 octobre 2026 : réécrit dans ma voix ; mêmes mesures, plus d'explications.
Sébastien Grillot

Co-fondateur de Kōeki · Consultant SEO et IA

Sébastien Grillot

Consultant SEO depuis 2009 : c'est ici, sur Inside da WeB, qu'il a monté sa première agence, spécialisée dans l'e-commerce sous WordPress. Il a écrit ce guide en 2009, et il le refait aujourd'hui, test par test.